| Recette imprimable | La sauce | La méthode | Explications physiques |
Les photos![]() |
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| former le film | gonfler la bulle |
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| détacher la bulle | se mettre dos au vent... |
| cliquer ici pour voir notre record. | |
La sauce - A faire quelques heures d'avance| 25% d'eau |
La propreté de l'eau est importante
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| 5% de sucre - bien mélanger |
Le sucre diminue l'évaporation et épaissit la sauce,
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| 20% de liquide vaisselle - bien mélanger |
Les liquides vaisselle sont presque tous décevants.
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| 10% glycérine - bien mélanger |
La glycérine se trouve pour pas cher en pharmacie. |
| 40 % d'eau - verser et mélanger doucement, sans faire mousser |
Pourquoi ne pas avoir mis toute l'eau dès le début?
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| Laisser reposer quelques heures, bouchon ouvert |
ainsi, l'alcool contenu dans le détergent s'évapore.
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| Pour une petite fête personnelle : au moins un litre |
soit 250+400 ml d'eau, 50 g de sucre, 200 ml de liquide vaisselle, 100 ml de glycérine |
| Pour une "Fête de la Science" grand public : dix litres |
Plus le temps est sec, plus il faut diluer en rajoutant de l'eau.
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Les baguettes| Dimensions
approximatives - pour des enfants, il faut les diminuer. |
Deux baguettes rigides de diamètre 10 mm, et 80 cm de long
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| Cordelette |
Prendre de la cordelette de diamètre environ 6 mm
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| Perçage | Percer les baguettes et y passer les ficelles |
| Boucle | Faire une boucle avec deux liens de longueurs inégales
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| Récipient | Il faut un récipient en plastique - seau, bassine
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L'endroit| Il faut : |
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La méthode| mettre la sauce | au fond du récipient |
| tremper la cordelette | complètement |
| ressortir la cordelette | bien la laisser s'égoutter. |
| vérifier que le film de savon est formé | entre les deux ficelles |
| ouvrir la boucle | doucement, sans casser le film.
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| gonfler la bulle | soit en reculant, soit en avançant -.faire un geste ample et calme - s'aider du vent, s'il y en a
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| fermer la bulle | resserrer les baguettes en les remontant.
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| la laisser s'envoler | et rêver... |
| on peut recommencer | tant que le film de savon n'est pas cassé.
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Les derniers conseils - Les points importants pour que ça marche :
| un bon liquide vaisselle | voir ci-dessus |
| l'humidité | s'il fait sec, vaporiser de l'eau avec un spray |
| la propreté |
ne pas reposer les baguettes par terre
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| le calme |
il faut des gestes amples
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| l'entraînement |
n'hésitez pas à adapter cette recette
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| On peut faire des bulles juste en brassant de l'eau et de l'air. Regardez donc dans un torrent de montagne, au pied d'une cascade ! Mais il ne suffit pas de les former : il faut qu'elles durent. C'est là qu'intervient le savon. |
| C'est qu'il est composé de molécules bien particulières. En effet, elles ont deux parties : une tête soluble dans l'eau, qu'on appelle "hydrophile" ; et une longue queue de 10 à 20 atomes de carbone, qui n'aime pas être dans l'eau, qu'on appelle donc "hydrophobe". Au final, ces molécules elles aiment l'eau et la fuient à la fois ! On les a baptisées "molécules amphiphiles". | Ces molécules font tout l'intérêt du savon, pour se laver les mains : les molécules du savon se placent à la surface entre l'eau et la graisse, permettant à l'eau d'emporter la graisse (ce que l'eau seule n'arrive pas à faire : essayez donc de laver du cambouis à l'eau claire). | Ce sont ces mêmes molécules qui font durer les bulles. Dans un film de savon, il y a essentiellement un film d'eau. Il est couvert de part et d'autre par une monocouche de molécules amphiphiles. Leurs queues sont dirigées vers l'extérieur, dans l'air. Leurs têtes sont vers l'intérieur puisqu'elles aiment être dans l'eau. |
| La première, sans être essentielle, est bien commode : elles favorisent la formation des bulles. Créer une interface entre l'eau et l'air nécessite de fournir une énergie importante : la couche de molécules amphiphiles, qui sert d'intermédiaire entre l'eau et l'air, divise par dix ou vingt ce coût en énergie. Il est bien plus facile de faire mousser l'eau savonneuse que l'eau pure, n’est-ce pas ? | La deuxième est essentielle : elles ralentissent la disparition de la bulle. Les deux monocouches forment des parois qui confinent l'eau. L'écoulement de l'eau au sein de chaque film de savon, c'est-à-dire le drainage, est donc plus lent : le film de savon garde son eau plus longtemps. Certains liquides vaisselles sont plus efficaces que d'autres, car ils forment une monocouche plus élastique. On peut aussi ralentir la perte d'eau en rendant l'eau plus visqueuse (avec 10% de glycérine, qui s'achète pour pas cher en pharmacie). Il est souvent utile, surtout s'il fait sec, de ralentir l'évaporation : par exemple en rajoutant 5% de sucre dans l'eau. | Enfin, une fois que la bulle a perdu de son eau, chaque film est très fin. Il va claquer, mais cette mort annoncée est retardée un peu par les molécules amphiphiles qui l'empêchent de claquer : en effet, les deux couches de molécules, situées de part et d'autre du film, se repoussent entre elles. |
| La sauce | La méthode | Explications physiques |
| sur le web: | membranes, mousses, mouillage
le film "La solidité des mousses liquides" |
| sur papier: |
"La Mousse", F. Graner, La Recherche, septembre 2001, p. 46.
"La vie éphémère des mousses", M. Vignes-Adler, F. Graner, Pour la Science, mars 2002, p. 49. |
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Le Land Art est une tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique.
Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l'Ouest américain à la fin des années 1960. Les œuvres les plus imposantes, réalisées avec des équipements de construction, portent le nom d'Earthworks (littéralement terrassements).
Sommaire[masquer] |
Avec les artistes du Land Art, la nature n'est plus simplement représentée mais c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d'entrée et heures d'ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ». L'œuvre doit être non plus une valeur marchande vouée à une élite mais une véritable expérience liée au monde réel. Les œuvres sont souvent gigantesques, comme Double Negative de Michael Heizer, où 240 000 tonnes de roches sont déplacées dans le désert du Nevada. Spiral Jetty de Robert Smithson (1970) était une longue jetée de 457 m de long et de cinq mètres de large environ au bord du Grand Lac Salé[1]. Elle fut engloutie par une brusque montée des eaux en 1972. Outre les productions des artistes américains, qui forment le cœur du mouvement, il convient de citer la peinture des montagnes du Tibesti par Jean Verame.
Les artistes utilisent les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.) et creusent, déplacent, transportent, accumulent, griffent, tracent, plantent… Ils introduisent aussi des produits manufacturés : foudre dans le désert du Nouveau-Mexique (Walter De Maria, Lightning Field), 2 700 parasols jaunes ou bleus simultanément sur la côte californienne et au Japon (Christo et Jeanne-Claude, The Umbrellas[2]), ou de gigantesques nénuphars de tissu rose autour des îles de Floride (Christo et Jeanne-Claude, Surrounded Islands).
Les artistes travaillent souvent dans des lieux éloignés et c'est alors que la photo retrouve un rôle essentiel pour montrer, illustrer, remémorer et financer ces projets. Des croquis, reportages et vidéos sont présentés au public et permettent à l'artiste de vivre et de réaliser d'autres œuvres. C'est ainsi que dans les années 1970, certaines œuvres réintègrent les musées et expositions, d'abord par l'image puis par des installations dans les espaces intérieurs, comme Ligne d'ardoises de Richard Long au Centre d'arts plastiques contemporains de Bordeaux (CAPC). Ainsi cette aventure renouvelle-t-elle la longue tradition du paysage.
Si les Earthworks sont des altérations durables du paysage, la plupart des œuvres du Land Art relèvent plutôt de l'art éphémère, vouées à plus ou moins longue échéance à la disparition sous l'effet des éléments naturels.
L'histoire du Land Art débute en octobre 1968 avec l'exposition intitulée Earth Works[3], à la Dwan Gallery à New York. Avec la publication de son essai The Sedimentation of the Mind: Earth Projects en 1968, Robert Smithson s'impose comme le théoricien du Land Art et devient la figure emblématique de cette tendance artistique, aux côtés de Robert Morris, Nancy Holt, Dennis Oppenheim, Walter De Maria, Christo et Michael Heizer. En février 1969, une autre exposition, Earth Art[4], organisée par Willoughby Sharp au Andrew Dickson White Museum of Art (Ithaca, New York), confirme l'importance du Land Art sur la scène de l'art. Deux mois plus tard, le 15 avril 1969, le vidéaste Gerry Schum organise sur la chaine Westdeutscher Rundfunk (WDR) de la télévision allemande une exposition télévisuelle intitulée Land Art[5], réunissant cette fois Richard Long, Barry Flanagan, Dennis Oppenheim, Robert Smithson, Marinus Boezem, Jan Dibbets, Walter De Maria et Michael Heizer (ce dernier, en désaccord avec Schum, se désistera finalement)
Les motivations premières du Land Art étaient de se débarrasser de l'art de chevalet et des grands principes du Modernisme prônés par le critique d'art Clement Greenberg. Comme la plupart des mouvements nés dans les années 1960, le Land Art cherchait à lier l'art et la vie, à arrêter de produire des œuvres destinées à être seulement admirées dans des musées.
Cette tradition s'est perpétuée chez plusieurs artistes contemporains qui travaillent directement dans la nature. Les œuvres sont souvent éphémères et ne deviennent durables que via la photographie : feuilles, fleurs, neige, glace par Andy Goldsworthy ou Nils Udo ainsi que la plupart des œuvres de Richard Long.
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