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Analyse :
Au 18e siècle, Giovanni Battista Piranesi, utopiste, dessine un univers carcéral imaginaire du 14e siècle. C'est un dessin en noir et blanc, composé d'architectures d'ecscaliers, d'arcatures de pierre, fermée par une charpente en bois. Quelques personnages habitent cette architecture labyrinthique. Un jeu de clair-obscur trés prononcé, accentue le jeu d'architecture pleine et vide, traversée de faiseaux de lumière blanche qui défragmentent l'espace. La perspective et la structure de l'architecture sont démultipliés, rendant complexe le chemin de notre regard à travers l'image. On peut ressentir l'impression d'enfermement dans l'espace de la forme architecturale de la prison. Notre vision se fait capturer par l'ensemble du système, ici présenté.
Le labyrinthe, le dédale, nous amène à penser à la légende du Minotaure.
Pour notre analyse, nous pouvons faire référence à l'ouvrage "Surveiller et punir" de Michel Foucault sur l'architecture carcérale, où il explique le concept du Panopticon. L'architecture se dessine sur un modèle centré où le centre optique omnipotent peut surveiller l'ensemble des espaces de son architecture suystèmatique et ses sujets. Tel une araignée dans son réseau de toile tendue pour piéger sa future proie. Comme l'animal à besoin de se nourrir en chassant, l'image capture les regards, les projections. C'est aussi l'image structurale de l'espace capitalisé, tel un Roi Soleil, tel un soleil dans son système. Cela nous ouvre la voie d'une analyse systémique.
L'ensemble de l'image est à recomposer, car elle est conçue de multiples fragments éclatés.
On retiendra la maîtrise baroque des effets plastiques et de composition architecturales pour capturer notre regard de spectateur de l'image. Il nous faudra expliquer ce système et pourquoi cela fonctionne. La vision Kaléidoscopique, la mise en abîme, le jeu des réflexion sans fin, expriment le ressenti de l'espace de la prison et de ses prisonniers.
Le document photographique suivant, présente l'oeuvre de Lionel Scoccimaro de titre Maybe daté de 2007 exposée à la Chapelle St Jacques à Saint Gaudens. A la fois sculpture et architecture du cube blanc, l'oeuvre nous projette dans une fiction cinématographique (jeu d'ombre et de lumière) où des temps reculés se mixent à la représentation d'une ville future. Le temps des images d'une ville antique, arabe, complexe, grouillante de vie humaines, riche en lumière et le temps d'une mégalopôle contemporaine, NEw York, Shangaï, une capitale, fusionnent.
L'aspect remarquable d'une unité démultiplié à la base et assemblé sur la hauteur pour donner l'aspect unique de chaque architecture de tour élevée dans la ville. Nous retrouvons le noir et le blanc, le jeu de clair-obscur et le plein et le vide. Il faut noter que l'installation où le cube blanc n'est ouvert que sur un seul de ses côtés, nous invite à contempler la ville, en contrebas, mais nous refuse d'y entrée. En effet l'image qui flotte au dessus de la ville est bien trop fragile, en sucre, cristalisé.
Nous somme encore dans l'assemblage, la construction de l'image de la fiction, dans un équilibre fragile, où la projection marche mais peu tout aussi bien ne pas se produire. Il y a un réel système dans la poëtique de l'artiste à comprendre et à relié à d'autres forme de cristalisation, condensation, phénomènes naturels dans la fabrique de la vision.
La troisième image de Jim Kazanjian, Structure sans titre, un photomontage numérique de 2008, propose un ensemble d'architecture, trés dense, compact, en ciment brut, ville désertée de sa population, peut-être partie, peut-être décimée par la guerre. La jérusalem "céleste" lévite au dessus d'un désert tel un météorite, une lune trouée de ses multiples cratères. Nous avons encore une fiction, un possible espace pour l'imaginaire. Piranèse représente une vision du 14 eme siècle depuis le 18eme, Lionel Scoccimaro projète son film en noir et blanc muet, et Jim Kazanjian monte un possible, vituel morceau d'histoire passée, et contemporaine, composé, fragmentée, agrégée pour développer chez nous la fabrique du regard.
Comment chaque oeuvre évoque à sa manière le système de fabrication de l'imaginaire?
Notre problématique sera "La capacité d'évocation des oeuvres d'art par rapport à une mise en forme". Nous finiront par une étude de la relation de l'art au système de l'audition, sens de l'écoute.
Proposition de dispositif didactique :
Séance 1 :
La présentation des oeuvres en analysant les procédés et moyens plastiques.
La condensation (mécanique du rève), la cristallisation, la fusion.
La projection (dans le rêve, le cinématographe)
Le jeu du clair-obscur.
La répétition d'un élément unitaire, question fondamentale en création, le sériel.
La fusion des éléments agrégatifs, le collage, l'asemblage, la construction, le photomontage, le montage, procédés technologiques de l'analyse, par extension sytème de la mémoire, archivage, collection d'un corpus d'oeuvre, image de la classification, de la préservation d'un patrimoine culturel ici l'ensemble des image qui forme un imaginaire.
La fabrique du regard, ouvrage d'histoire de l'art.
Le Panopticon, Michel foucault.
L'architecture centrée.
le cube blanc.
L'équilibre instable, fragile et les proportions du jeux des procédés plastiques pour la conception du système optique.
ouverture sur le labyrinthe, la toile d'arignée, le réseau neuronales de la vision de la mémoire.
Devoir : amener les matériaux pour la construction d'un cube (libres dimensions, couleurs, choix du matériau.) pour la séance suivante.
Séance 2 :
Atelier de création : cube.
apport culturel : naissance de l'abstraction, le cubisme, la défragmentation du regard, la construction d'une image vu sous tous les points de vues, pourquoi. (question posé aux élèves : 5 minutes pour proposer une réponse. Discussion ouverte en salle)
L'exploration du cube.
L'immersion (visite virtuel, procédés techniques de l'incrustation, de l'immersion dans le virtuel)
Les cinqs sens : la vue, l'odorat, l'ouïe, le toucher, le gout.
L'ouïe.
Séance 3 : L' écoute.
Intervention du professeur de biologie, cours d'anatomie de l'oreille. Mise en parrallèle du schéma auditif et de la construction labyrinthique.
l'oreille interne : expérience avec les élèves. Fermer les yeux augmente l'ouïe?
Dessiner ce que vous entender, l'écriture automatique, le surréalisme, le système d'enregistrement, le complexe auditif.
Séance 4 ;
Atelier Construction d'un piège.
aport culturel : le piège et l'art.
Séance 5 :
Atelier : fabrication d'un instrument,production de sons, enregistrement, écoute, dessin.
visionnage du film sur John Cage.
Fin.
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